Débarrasser la nature des déchets semblent une priorité, mais facilité cet enlèvement et le traitement des déchets en est une autre.
Lors du ramassage de déchets du 3 avril, le problème des pneus s’est posé. Les bénévoles ont ramassé gratuitement 18 pneumatiques sur le lieu de la collecte. Les déchets pneumatiques représentent des enjeux environnementaux et de santé publique (en cas d’incendies par l’émission de gaz toxiques, mais aussi rejet de polluants). En effet, les vieux pneus lessivés par les pluies envoient dans le sol des hydrocarbures, des acides, des métaux lourds. Avec des risques de pollution des nappes souterraines. Ils entrainent également la prolifération des moustiques. Les eaux stagnant à l’intérieur des pneus forment des berceaux idéals pour les larves, avec des risques de maladies comme la dengue ou le chikungunya…
Veolia a installé gratuitement une benne et traité les déchets récoltés. Mais l’entreprise de récupération n’est pas agréée à gérer les pneus.
Nous devons aller les rechercher et les apporter à la déchetterie. Un particulier a le droit de déposer 4 pneus par an max.
Nous devons donc demander une autorisation à la Métropole pour en amener 18.
Débarrasser la nature des déchets semblent une priorité, mais facilité cet enlèvement et le traitement des déchets en est une autre.
Nous rappelons à tous les particuliers qu’il est interdit d’abandonner des pneus dans le milieu naturel ou de les brûler. Que lorsque vous achetez des pneus dans un garage, celui ci doit reprendre vos anciens pneumatiques usés. Et que vous avez droit d’amener 4 pneus à la déchetterie par an.

